La Belle Hélène d'Offenbach - mars 2009
Ce spectacle a été donné les 21 et 22 mars 2009, devant plus de 200 spectateurs, à la salle des Fêtes de la Mairie du Bourget (qui accueille l'Atelier lyrique pour la première fois).
Mise en scène et direction : Evelyne Brun
Violon : Laure Juillard – Violoncelle : Laurence Boiziau – Flûte : Anne Aubert-Moulin
Au piano : Jérôme Leboullenger
Présentation
Evelyne BRUN
Professeur de chant et d’art lyrique au conservatoire du Bourget depuis 1997.
Qu’est-ce qu’un Atelier d’art lyrique ?
Le propos d’un tel Atelier est d’approfondir la connaissance d’une oeuvre de répertoire scénique (opéra ou opérette) dans de véritables conditions de spectacle.
Le contexte particulier d’un conservatoire ne permettant pas de disposer du nombre de chanteurs nécessaire, ni des tessitures de voix – diff érentes pour chaque ouvrage – le défi consiste à réaliser des arrangements « sur mesure » pour les étudiants, tout en restant fidèle à la partition choisie.
Le résultat est étonnant. Il vous fera découvrir ou redécouvrir des oeuvres plus ou moins connues, sous un jour nouveau, inédit et rafraîchissant.
Cet Atelier existe depuis de nombreuses années au sein du Conservatoire du Bourget. Il a été créé par Evelyne Brun.
MISERERE: parution septembre 2013
le CD des concerts de juin 2013 vient de paraître
Miserere et Crucifixus de Lotti
pour choeur a capella
Miserere en do de Zelenka
pour soprano solo, choeur et orchestre
Concerto de Heinichen
pour violon solo, ensemble à cordes et continuo
Miserere en ré de Hasse
pour soprano et alto solo, choeur et orchestre
CD disponible à la vente
à la Procure de l'Eglise Saint Nicolas ( Paris 5ème)
GALUPPI: parution août 2012
Le CD enregistré lors des concerts de juin 2012 vient de paraître:
CD disponible à la vente
à la Procure de l'Eglise Saint Nicolas ( Paris 5ème)
N'hésitez pas à vous procurer ces oeuvres rares et inspirées...
Ecouter des extraits:
VIVALDI-RISTORI : parution septembre 2011
Premier enregistrement en France de la Messe de la Nativité de Ristori
sous la direction de Vincent Lecornier
VIVALDI - Kyrie RV 587
Credo RV 592
&
RISTORI - Messe de la Nativité
CD live, réalisé lors des concerts de juin 2011 à Paris
Eglise Saint-Nicolas
Soprano solo: Evelyne Brun
Alto solo: Claire Geoffroy-Dechaume
1er violon: Michle Dietz
Choeur et Orchestre
Direction: Vincent LECORNIER
Autant Vivaldi est connu, autant Ristori ne l'est pas. Et c'est pourtant l'œuvre de ce dernier qui est exceptionnelle sur ce disque. La Messa per Il santissimo natale di Nostro Signore vous tombe dans l'oreille dès la première écoute. Nul doute que vous ferez tourner ce disque en boucle pendant un certain temps.
Lieder de SCHUBERT
Schubert : Lieder
Schubert composa plus de 600 lieder, et marqua à jamais le domaine intime de la musique lyrique. Ne suivant jamais de modèle fixe, utilisant des formes audacieuses et libres lorsque le texte le demandait, Schubert a donné un poids décisif à ce qui n’avait été, même entre les mains de Haydn, Mozart ou de Beethoven, qu’un genre secondaire. Il fit du lied – la chanson allemande – le reflet fidèle de sa personnalité.
Ce disque permet d’aller à la rencontre de l’œuvre d’un génie qui a su exprimer la diversité et la profonde richesse des sentiments humains. Retrouvez certains airs connus et appréciés comme La truite ou encore Marguerite au rouet.
Evelyne Brun chante ces Lied avec beaucoup d’âme, dégageant une richesse expressive étonnante. Un disque qui vaut le détour !
Hasse & Heinichen
Requiem de Heinichen & Miserere de Hasse
Choeur et orchestre de St-Nicolas
Direction: Vincent Lecornier
Soprano : Evelyne Brun
Alto : Emmanuelle Heim
Ténor : Marc Valero
Basse : Alain Herriau
Enregistrement: 2009
La lorgnette: loin de tout
loin de tout: sentiment à la fois joyeux et angoissant. Joyeux car il induit une déconnexion régénérante, et angoissant par la sensation d'inconnu liée à un autre univers.
Lors de mon récent périple en Palestine, puis Jordanie, je me suis constamment sentie loin de tout. La Palestine est un pays occupé. Quand on est français on peut avoir une connaissance intellectuelle de ce que représente un pays occupé, mais aucune sensation de réalité. On sait qu'on peut se déplacer où on veut, comme on veut. La liberté de mouvement est une question qui ne se pose pas. Dans un pays occupé, toutes ces évidences ont disparu: c'est très perturbant.
loin de tout à Naplouse: je sors de soirée, aux portes de la ville il y a des militaires partout, les cafés sont remplis de groupes d'hommes, je ne sais pas ce qui se passe. Et si j'étais au mauvais endroit au mauvais moment ?
loin de tout à Jérusalem: je quitte l'esplanade d'Al'Aqsa, un palestinien se fait arrêter devant moi, ses camarades se serrent contre lui comme un rempart, les militaires israéliens crient, de plus en plus nombreux, je sens qu'il faut partir vite.
loin de tout à Jaffa, pour mon premier bain de l'année sur une plage quasi déserte et un soleil de plomb.
loin de tout au passage des frontières, à Allenby bridge, car il faut des heures pour passer tous les contrôles. Autour de moi la patience résignée des hommes, des femmes, des enfants, qui reviendront demain si on les empêche de passer aujourd'hui.
loin de tout à Pétra, à l'hôpital, où je me retrouve en grande fragilité à la suite d'un accident.
loin de tout à l'aéroport de Tel Aviv, quand je me sens vaguement fautive de je ne sais pas quoi, juste parce qu'on m'interroge avec suspicion.
Je n'ai jamais autant que là-bas l'impression de ne rien maîtriser, d'être enfermée dans un monde d'où tous les codes m'échappent.
Et pourtant la Palestine est un pays si attachant ! J'y rencontre des gens hors du commun, d'une résilience impressionnante, des gens arrivés là un peu par hasard, d'autres avec détermination, et finalement se dégage une grande humanité, extrèmement diverse et enrichissante. Ramallah est une ville spéciale, en mouvement. J'aime me laisser happer par son atmosphère, j'y vis des journées "particulières", qui hantent longuement mes pensées.
mai 2014
la lorgnette: Duarte
Par un hasard très heureux j'étais de passage au centre culturel de Belém la veille d'un concert de Duarte (Ha fado no cais), par un hasard très heureux il restait 5 places: voilà comment j'ai pu découvrir ce merveilleux chanteur de fado.
Le jour J, la salle est remplie de connaisseurs. Dans une douce pénombre arrivent tranquillement les 3 musiciens (cythare et guitare sèche sonorisées + guitare basse électrique) qui se mettent tranquillement en place, puis du fond de la scène surgit une grande silhouette théâtrale dans la longue cape noire traditionnelle des interprètes masculins de fado: DUARTE.
Electricité immédiate dans la salle, il attaque a capella avec juste une rythmique de tambourin, comme les chanteurs des rues.
Je ne suis pas sensible à l'univers du fado, je ne suis pas particulièrement émue par les grands artistes de ce genre, comme Amalia Rodrigues. Je n'aime pas trop les voix ni le style. C'était avant d'entendre et voir Duarte: une voix très touchante, douce, déchirante ou poignante, avec un fond de tendresse constant. J'aime son sens de la scène, silhouette longiligne, très élégante, dans des mouvements courbes, il donne l'impression de chorégraphier son chant, c'est FORMIDABLE !
Un concert qui m'enchante me met toujours dans un état de rêverie émue, et l'après-concert, plus il est poétique mieux c'est pour moi. Alors là, le retour en ville par le délicieux tramway lisboète, bringuebalant avec charme (j'ai toujours l'impression qu'il se déplace sur la pointe des pieds car les roues étant centrées on dirait qu'il flotte sur les rails....), c'était juste un moment parfait.
quelques infos sur Duarte:
Prix de la meilleure révélation (catégorie artiste de fado) en 2006 par la prestigieuse fondation Amalia Rodrigues, Duarte, chanteur et compositeur, est une des voix les plus prometteuses de la nouvelle génération des chanteurs de fado. Il a enregistré son 1er album en 2004, Fado Meus, puis en 2008: Aquelas coisas da gente.
Centre culturel de Belém, pequeno Auditorio - 28 février 2014
la lorgnette: fin du tunnel
Je commence enfin à entrevoir la fin du tunnel hivernal: plus que quleques semaines avant l'arrivée du printemps, OUF ! Néanmoins les dernières longueurs sont éprouvantes aussi je m'apprête à recharger ma vitamine D en chaussant mes bottes de 7 lieues direction une contrée plus lumineuse...mais avant de partir, voici trois évènements très revigorants qui m'ont bien rechargée:
-La remarquable rétrospective Henri Cartier-Bresson (1908-2004) au Centre Pompidou.
On y trouve tous les courants qui ont marqués son oeuvre, le surréalisme, le photoreportage, le cinéma et la guerre... Ce qui est très frappant malgré la diversité des sujets c'est la constance de l'oeil qui saisit un instant d'une composition aboutie, cet oeil qui cherche, attend, voit et saisit ce que tout un chacun n'a pas vu, cet oeil qui prend le parti de photographier ceux qui regardent un évènement plutôt que l'évènement lui-même...Je suis fascinée par nombre de clichés qui semblent tellement au plus juste, comme épurés dans leur simplicité esssentielle. Cela rejoint l'art que je pratique, le chant lyrique, la musique en général d'ailleurs: aller à l'essentiel sans se perdre dans des fioritures techniques ou musicales pour dégager la grandeur de la simplicité. Je cite H.Cartier-Bresson: "ce qui compte dans une photo, c'est sa plénitude et sa simplicité". Je pourrais dire cela mot pour mot de l'art vocal.
Au centre Pompidou: 12 février - 9 juin 2014

Henri Cartier-Bresson à New-York en 1935 - Goerges Hoyningen-Huene/Digital images
-La reprise des "Palmes de Monsieur Schutz" au Théâtre Michel
est un moment de grande joie théâtrale, excellents acteurs, très joli décor, et un texte, des situations, d'une drôlerie très très rafraichissante. Cette nouvelle création de la pièce est une grande réussite.
De Jean-Noël Fenwick, mise en scène: Patrick Zard, avec: Guillaume Bouchède, Constance Carrelet, Michel Crémadès, Benjamin Egner, Daniel Hanssens, Valérie Vogt.
L'histoire de cette pièce:
comédie tendre et scientifique sur une tranche de vie de Pierre et Marie Curie (de leur rencontre en 1898 à la découverte de la radioactivité), elle fut créée en septembre 1989 au Théâtre des Mathurins. En 1990 elle obtient 4 Molières, auteur-mise en scène-décor-spectacle théâtre privé, et sera jouée plus de 1000 fois.
Au Théâtre Michel, rue des Mathurins - 19 septembre 2013 au 30 mars 2014
-Roman d'une garde robe au musée Carnavalet
Ce n'est pas une simple exposition de robes coutures mais une formidable mise en scène de la garde robe d'une parisienne chic des années 1900-1930. On entre dans cette exposition comme si on poussait la porte du dressing d'Alice Alleaume, 1ère vendeuse chez Cheruit de 1912 à 1923: vêtements, bijoux, accessoires... des plus grandes maisons parisiennes de l'époque: Chéruit, Worth, Lanvin... On pénètre dans le dressing et dans l'histoire de cette femme à la mode, très élégante: c'est attachant, comme un roman.
Musée Carnavalet - 17 octobre 2013 au 16 mars 2014