La lorgnette d'Evelyne: Isabelle
La semaine dernière j'ai rencontré Isabelle G, chez elle, dans son extraordinaire hôtel particulier, près de Saint-Vincent de Paul. J'étais là tout à fait par hasard, invitée par une amie commune à un shopping pointu et confidentiel d'une créatrice New Yorkaise qui ne diffuse ni en boutique, ni sur site: c'est dire si c'est pointu !
J'ai été subjuguée: le lieu bien-sûr, pièces vastes et lumineuses, hauteur sous plafond, à la décoration post-Napoléon III, délicatement restaurées, "quatre mois de travail pour nettoyer à l'éponge et l'eau pure" nous dit notre hôtesse.
Les colonnes de stuc, la salle de bain marocaine aux ravissants zelliges verts, les couloirs qui n'en finissent pas, l'escalier aperçu au loin qui mène à la terrasse, la cuisine, tellement éloignée qu'une annexe est nécessaire pour réchauffer si besoin, près du salon de musique transformé en salle à manger...
J'ai eu l'occasion à maintes reprises par mon métier d'être reçue dans des lieux hors du commun (comment pourrais-je oublier à Sydney, le salon de la petite-fille de Paul Claudel, où les sculptures de Camille disséminées un peu partout surgissaient sous mes yeux éblouis...)
Ce qu'il y a de spécial chez Isabelle, et bien c'est elle.
C'est la simplicité avec laquelle elle vit dans ce lieu chargé d'histoire, la simplicité avec laquelle elle raconte les 10 ans de travaux pour sauver du naufrage cet appartement immense, son regard aiguisé de femme d'affaire avisée qui s'illumine quand elle parle d'art et de restauration...
J'ai vécu une soirée particulière, inspirante, totalement sous le charme de mon hôtesse et de son cadre de vie.
Paris, 3 juillet 2015
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